Publié le 30 juin 2018 - par

Test du boîtier NesPi Case + avec un Raspberry Pi 3 B+

Le boîtier NesPi Case avait été un demi échec car le bouton Power coupait “sauvagement” l’alimentation du Raspberry Pi qu’on y avait installé. Cela posait problème, en particulier avec des consoles de retrogaming qui ne voulaient plus démarrer par la suite. J’ai testé la nouvelle version “NesPi Case +” qui embarque un système de gestion d’alimentation et un pilotage de l’arrêt par un script. On constatait aussi la présence d’un éclair en haut à droite de l’écran (sous tension)

 

NesPi Case + un boîtier aux allures de NES pour le Raspberry Pi

============= Article sponsorisé =============

TomTop m’a proposé de tester ce boîtier pour les lecteurs de framboise314, ce que j’ai accepté avec plaisir. Comme d’habitude je n’ai pas d’affiliation avec TomTop et je ne touche rien sur les ventes. Le boîtier est proposé, au moment où j’écris ces lignes, à 15,91€.

Le Nintendo NES originale

NesPi Case + un boîtier aux allures de Nintendo NES, une console de jeux 8 bits sortie en 1983 et vendue à près de 62 millions d’unités ! A l’origine, la NES mesurait 25,4 cm de largeur × 20,3 cm de longueur × 6,4 cm de hauteur. Sa copie affiche des dimensions plus réduites et adaptées à notre framboise : 120 x 90 x 40 mm environ, les dimensions sont à peu près divisées par 2. Il est évident que pour les fans de rétrogaming ce boîtier est incontournable 🙂

Réception et déballage du boîtier NesPi Case +

Le NesPi Case + est arrivé dans une boîte en carton épais, bien protégé. A l’intérieur la’emballage du boîtier a lui-même des allures de Nintendo NES… Amusant

On retrouve sur l’emballage la trappe, les boutons et la LED, ainsi que les prises USB.

Une fois la boîte en carton ouverte, la console sort comme un tiroir, protégée dans un carton épais et rigide. L’exemplaire que j’ai reçu n’a absolument pas souffert du transport.

Sous le boîtier NesPi Case +, on découvre une notice. Un peu comme pour celles du marchand de meubles suédois, il n’y a pas de texte, mais les dessins sont explicites. Vous trouverez plus loin dans l’article une copie de cette notice.

Pour les tests, le sort a désigné… un Raspberry Pi 3 B+. C’est celui qui se trouvait en attente sur mon bureau. Juste la main à tendre 🙂

La notice de montage du NesPi Case +

Cliquez pour agrandir

Cliquez pour agrandir

La notice est un recto-verso. Les schémas de montages sont clairs et la visserie à utiliser ainsi que les emplacements des vis sont clairement indiqués.

Ouverture du boîtier NesPi Case +

Pour ouvrir le boîtier il suffit de séparer les parties haute et basse. On trouve à l’intérieur un sachet.

Le sachet renferme un tournevis, 2 vis de fixation du Raspberry Pi ainsi que 6 vis pour fermer le boîtier.

A l’avant, cachées par la trappe quand le boîtier est monté, on identifie la prise réseau (à droite) et deux prises USB. Tout à gauche des fils de couleur, reliés à une prise qui viendra sur le port GPIO.

A l’arrière l’entrée d’alimentation. C’est la plaquette verte en bas à gauche, marquée USB_3 (ce n’est qu’un marquage, le Raspberry Pi est toujours en USB 2 😉 ).
Il y a également la prise RJ45 Ethernet et une prise USB à connecter sur le Raspberry Pi. Ce sont ces prises qui vont renvoyer l’USB et le réseau sur la carte du boîtier, puis sur les prises extérieures.

Montage du Raspberry Pi dans le boîtier NesPi Case +

Mettez soigneusement le Raspberry Pi en place. Alignez les trous de montage sur les trous du boîtier. Ça ne force pas du tout. Connectez le réseau et l’USB, puis le câble qui rejoint le GPIO. (voir ci-dessous)

Pour connecter le câble sur le GPIO, repérez le côté qui a deux emplacements vides. sur le connecteur. C’est ce côté qui vient vers le marquage GPIO de la carte. Le fil rouge est en haut à droite, connecté à la broche 2 (+5v). Attention au montage, le connecteur doit être monté à partir des broches 1 et 2, tout en haut du connecteur GPIO de la carte. Il ne faut pas décaler le connecteur sous peine de destruction du Raspberry Pi ou du NesPi Case +, car c’est la carte du NesPi Case + qui amène l’alimentation sur le GPIO.

Autorisation de l’arrêt automatique

Sous la carte du boîtier, vous remarquerez un interrupteur à glissière. A la livraison il est positionné sur OFF (ci-dessus). Cela indique à la carte électronique de ne pas avertir le Raspberry Pi d’une prochaine coupure de l’alimentation.

Si vous passez cet interrupteur sur ON (ci-dessus), vous autorisez le fonctionnement automatique. La carte prévient le Raspberry Pi via un port GPIO que l’alimentation va se couper. Le Raspberry Pi exécute un script qui provoque un arrêt “propre” du système. Lorsque le système est arrêté, l’alimentation se coupe.

Fixation du Raspberry Pi dans le boîtier NesPi Case +

Mettez en place et serrez les deux petites vis de fixation du Raspberry Pi . Elles viennent de part et d’autre du connecteur GPIO.

Mise en place des radiateurs

J’ai pris l’option d’équiper le Raspberry Pi 3 B+ avec des radiateurs. Ils se collent simplement avec du double face thermique.

Un ventilateur pour NesPi Case +

Parfois on a des idées aussi sottes que grenues… Comme le boîtier est pourvu d’un clip destiné à recevoir un ventilateur de 30mm. Comme j’avais un LD3007MS, je l’ai clipsé et raccordé sa prise à la prise FAN de la carte du boîtier. Le fil rouge va sur la broche +.
Je dis que l’idée n’est pas terrible car ce petit machin tourne vite et il est plutôt bruyant. Par contre, alors que la température actuelle sur mon plan de travail dépasse les 26 degrés, la température du processeur en fonctionnement “normal” reste aux alentours de 44°C. En lecture de vidéo on monte à un peu plus de 50°C.
J’arrive à baisser un peu le niveau de bruit en mettant le boîtier sur la tranche mais ce n’est pas super quand même. Donc si vous voulez ventiles, trouvez vous un ventilateur silencieux ;).

Assemblage final

Pour terminer le montage du boîtier NesPi Case +, il vous retera à visser les 6 vis situées sous le boîtier. Vous êtes prêt(e) pour les tests 🙂

Le script d’arrêt automatique

Installation et modification si vous n’utilisez pas de console retrogaming

Shutdown automatique pour NesPi Case + - Script en Python

Cliquez pour ouvrir le fichier

Le script d’arrêt “propre” du Raspberry Pi est disponible en ligne sur le GitHub de RetroFlag. Son utilisation nécessite que le switch “SAFE SHUTDOWN” sur le circuit imprimé du boîtier soit positionné sur ON.

Il y a aussi un script d’installation qui vous permet d’installer tout ça avec une ligne de commande si vous utilisez RetroPie :

Le script fonctionne aussi avec RacalBox :

Nota : comme je ne suis pas un gamer… j’ai installé la version RetroPie, puis dans le script j’ai supprimé ce qui est encadré en rouge sur le script ci-dessus. J’ai conservé le délai de 5 secondes avant de lancer la procédure d’extinction mais ce n’est pas obligatoire… Si vous avez expérimenté ce script avec des consoles de jeu sur Raspberry Pi, vos commentaires seront les bienvenus.

Pour modifier le script SafeShutdown.py c’est dans /opt/RetroFlag que ça se passe. Ouvrez le script avec sudo pour le modifier.

Et… ça fonctionne ?

Ma foi… oui, avec Raspbian ça fonctionne bien. Comme le montre la vidéo ci-dessus : On appuie sur le bouton POWER. Le Raspberry Pi démarre normalement. On appuie sur le bouton POWER pour le mettre en position “Arrêt”. La LED clignote, le script se lance et arrête proprement le système, puis la carte coupe l’alimentation du Raspberry Pi. On a donc un arrêt dans des conditions tout à fait acceptable, et une coupure réelle de l’alimentation du Raspberry Pi.

Le tour du propriétaire

Le boîtier NesPi Case + prêt à l’emploi. Les deux prises USB en face avant sont celles du clavier et de la souris, mais sur une console de rétrogaming, on pourrait brancher des manettes.

Le Bouton POWER avec la LED d’alimentation. Le bouton RESET a un rôle particulier avec RecalBox.
Une pression courte RESET le jeu comme le faisait la console d’origine.
Une pression longue éteint RecalBox proprement, comme si on faisait START > Quitter > Redémarrer.

Mise à jour Recalbox > 18.02.09

Depuis la mise à jour 18.02.09, les power scripts ont évolué, pour vous offrir plus de possibilités ! Désormais, en suivant la même méthode expliquée précédemment, vous allez pouvoir…

Avec le Bouton POWER (PIN 5 + GROUND)

  • Pression courte (éteint) : allumer votre Recalbox
  • Pression courte (allumé) : quitter l’émulateur en cours et revenir au menu principal
  • Pression longue (allumé) : éteindre proprement votre Recalbox (équivaut à faire START > Quitter > Éteindre normalement)

Avec le Bouton RESET (PIN 3 + GROUND)

  • Pression courte (éteint) : –
  • Pression courte (allumé) : Reset le jeu, comme à l’époque sur la console
  • Pression longue (allumé) : Redémarrer votre Recalbox (équivaut à faire START > Quitter > Redémarrer)

Vous aurez plus de détails sur le Wiki RecalBox.

Les deux prises USB situées en bas à droite de la face avant.

 Pour accéder aux deux prises USB supplémentaires et à la prise Ethernet RJ45, il faut ouvrir la trappe .

 

A l’arrière du boîtier on trouve la prise d’alimentation, la sortie vidéo HDMI et la sortie son/vidéo analogique.

La carte microSD se glisse facilement dans son logement.

RetroFlag a prévu un emplacement sous la console pour stocker vos cartes SD. Cela permettra de passer d’une émulation retrogaming à une autre facilement.

Conclusion

Le boîtier NesPi Case + est vraiment une amélioration du précédent modèle. Je l’utilise depuis plusieurs jours et je n’ai jamais vu apparaître l’éclair jaune indiquant la surtension. RetroFlag a amélioré la chose… soit en modifiant son électronique, soit en augmentant le diamètres des fils, mais ça fonctionne.

La fonction d’arrêt “propre” est également très appréciable, puisqu’on a la garantie de mettre fin à l’activité du système d’exploitation sans prendre le risque qu’il ne démarre pas la prochaine fois 🙂 De plus l’alimentation du Raspberry Pi est coupée en fin de séquence, ce qui ne peut être que bénéfique.

N’étant pas joueur, je n’ai pas de RecalBox installée à demeure et je n’ai pas testé les fonctions intégrées à cette distribution. Si vous en avez eu l’occasion, n’hésitez pas à faire un retour d’expérience pour les lecteurs du blog. Les commentaires sont faits pour ça. Vous pouvez également dire ce que vous pensez de ce boîtier si vous l’utilisez depuis longtemps. Vous aurez plus de recul que moi.

J’ai bien aimé l’arrêt du système et l’extinction complète de l’alimentation du Raspberry Pi. Je suis moins satisfait de la disposition des prises, en particulier sous la trappe. Ca ne posera pas de souci si vous vous connectez en WiFi. Par contre pour une utilisation basique en rétrogaming pas besoin d’ouvrir la trappe, la prise HDMI et l’alimentation sont à l’arrière et on peut brancher 2 manettes à l’avant. Pas de souci avec le WAF si on veut poser la console à proximité de la télé 😉

Merci à TomTop de m’avoir proposé cet essai. Vous pouvez visiter la page du boîtier NesPi Case + sur leur site en cliquant sur ce lien.

Sources

BOUM : RetroFlag annonce le NesPi Case+ !!

 

 

 

 

Share Button

À propos François MOCQ

Électronicien d'origine, devenu informaticien, et passionné de nouvelles technologies, formateur en maintenance informatique puis en Réseau et Télécommunications. Dès son arrivée sur le marché, le potentiel offert par Raspberry Pi m’a enthousiasmé j'ai rapidement créé un blog dédié à ce nano-ordinateur (www.framboise314.fr) pour partager cette passion. Auteur de plusieurs livres sur le Raspberry Pi publiés aux Editions ENI.

11 réflexions au sujet de « Test du boîtier NesPi Case + avec un Raspberry Pi 3 B+ »

  1. Denis Brion

    Est ce que le RPi supporte l’abaissement de la fréquence d’horloge quand il fait chaud, rendant un ventilateur moins nécessaire (je suis presque sûr que les nanoPi peuvent faire varier la féquence CPU en fonction -décroissante, dans les dernières versions… ce qui est un progrès depuis 2016- de la température.
    Par l’étang qui court, ça servirait à quelque chose.

    Répondre
  2. Denis Brion

    Merci beaucoup pour cette information (diminuer la fréquence ne peut pas accèlérer l’execution, qui nécessite un certain nombre de cycles; l’énergie dédiée à une tâche donnée sera la même, mais la puissance, étant inférieure, peut faire espèrer que la dissipation naturelle suffira… si on n’a pas mis la carte dans une boîte)
    Pour l’ancedote: certains arms, en 2016, avaient un ajustement de la fréquence mal réglé (décroissant en fonction de la température, puis croissant vite vers le max); ils restaient utilisables par temps normal, mais devenaient instables en période caniculaire. Ce défaut a été réparé en 2 ans.

    Répondre
  3. Denis Brion

    Même si mettre en boîte (surtout fermée) une carte en période caniculaire n’est pas la meilleure idée du monde, je ne voudrais pas passer pour un rabat joie.

    Cependant, la lecture des appels “systeme” que fait python me laisse rêveur
    a) en temps que super utilisateur, il fait dormir 5 secondes
    b) en temps que super utilisateur, il fait “rebooter” ou éteind.

    Je susi à peu près sûr que le premier sudo ne sert à rien (un sommeil d’utilisateur normal ou de superutilisateur est bien pareil : ça bloque pendant 5 secondes le programme) et qu’on pourraît garder les permissions originales pour cette lourde tâche.
    Au fait, 5 secondes est bien court pour arrêter les tâches qu’on a oublié d’arrêter avent d’appuyer sur un bouton magique.

    Et je ne sais pas si le shutdown force la synchronisation des écritures sur disque(s). s’il ne le force pas, une commande “sync”, lançable par un utilisateur normal -pas besoin de sudo-, permettrait de mettre les disques dans un état stable….

    Répondre
  4. Yves COSTON

    Bonjour,
    Les 3 connecteurs restés libres sur la carte Raspberry sont-ils opérationnels.
    Est-il possible d’installer un disque dur SSD à l’intérieur du boitier.
    Cordialement.

    Répondre
      1. Yves COSTON

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse rapide.
        Concernant l’insertion d’un disque dur 2.5′, cela n’est pas possible. Par contre, un disque externe fonctionne sans problème, avec un câble USB Type A/Mini USB, en utilisant l’alimentation fournie par le Raspberry.
        Cordialement.

        Répondre
  5. Yves COSTON

    Raspberry Pi3 B+ & NESPI CASE+

    Bonjour,

    Petit problème après installation d’un Rasperry Pi3 B+ dans un boitier NESPI CASE+, à savoir :

    – L’ensemble fonctionne sous “BerryBoot”, ou les OS suivants ont été installés,

    – Debian (V Raspbian) 2018-07, OpenElec V8, RetroPie, LibreElec, Ubuntu Mate,

    – Le tout installé sur une carte µSD SanDisk de 32 Go formatée en FAT 32.

    En raccordant l’alimentation sur le secteur 220 V, rien ne se passe, OK

    En appuyant sur le bouton “POWER”, démarrage du système, (Allumage de la diode rouge sur le Raspberry Pi, puis allumage de la diode rouge sur la face avant en fixe, puis quelques clignotements de cette dernière, la diode verte clignote à plusieurs reprises, OK

    Choix du système d’exploitation et démarrage, OK

    Utilisation du système sélectionné et extinction, soit par l’interface graphique, soit en passant par la console en utilisant l’instruction “shutdown -h now”, le système s’arrête, OK

    Mais après l’arrêt du système, la diode rouge sur le raspberry est toujours allumée, ?

    Question : Comment mettre hors tension la carte Raspberry avant de pouvoir retirer la prise d’alimentation 220 V en toute sécurité.

    Cordialement.

    Répondre
      1. Yves COSTON

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse rapide.
        Le switch est bien en position “ON”.
        Par contre, je ne sais pas comment et ou installer le script.
        Doit-on l’installer dans la partie commune du “BerryBoot” ou dans chaque “OS”.
        Il y en a 5 au total.
        Cordialement
        Yves

        Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Complétez ce captcha SVP * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.