Publié le 27 juin 2018 - par

Journée Raspberry Pi chez Michelin

Journée studieuse pour un groupe à l’usine Michelin de Blanzy (71) avec une formation Raspberry Pi. Après une découverte du Raspberry Pi et de ses possibilités dans le monde industriel et chez les makers, l’après midi a été consacré à des exercices pratiques avec des Raspberry Pi.

L’usine Michelin de Blanzy (71)

Michelin est implanté dans 60 pays. L’usine Michelin de Blanzy est l’un des sites industriels de la société, spécialisé dans la production de pneus de génie civil (Gros poids lourd et petit génie civil).

A l’entrée de l’usine, un pneu Michelin fabriqué sur un autre site donne une idée de la taille des produits.

Images FR3 – Extraites de la vidéo ci-dessous

100.000 pneus, destinés aux engins de génie civil, sortent chaque année des lignes de production.

La digitalisation : pour améliorer la production

Michelin travaille en permanence à l’amélioration de sa production. Un des moyens choisis est la traçabilité complète de la fabrication d’un pneu. L’ensemble des composants du pneu est tracé, et pour aller plus loin, la société souhaite enregistrer également les conditions dans lesquelles chaque pneu est fabriqué. Ceci afin de pouvoir analyser les éventuels défauts en disposant de toutes les informations utiles.

Les participants à la formation + Babbage :) posent devant le pneu présenté à l'entrée de l'usine

Les participants à la formation Raspberry Pi + Babbage 🙂 posent devant le pneu présenté à l’entrée de l’usine

Le site de Blanzy est un des 15 sites retenus au niveau mondial pour travailler sur le projet “Digitalisation”. C’est le site pilote pour tester des solutions de digitalisation des données de process. Le groupe UMO 4.0 a participé à cette plateforme d’initiation. L’idée à terme est que la digitalisation soit une des composantes de la plateforme Data lake. Cette base de données consignera toutes les informations relatives à la fabrication. Par la suite il sera possible d’extraire les données pertinentes pour assurer la traçabilité des conditions climatiques de fabrication (par exemple) pour retracer l’origine d’un défaut. Le but final est de maîtriser et améliorer la production.

La formation Raspberry Pi

Présentation

En début de matinée, j’ai présenté une conférence. Caractéristiques techniques du Raspberry Pi, les différents modèles y compris le compute module puis présentation d’applications en milieu industriel, hospitalier et maker. J’ai terminé sur le projet RaspiFouine puis avec les AstroPi embarqués dans l’ISS.

J’ai ensuite installé un certain nombre de projets. Si vous êtes déjà venu(e) sur le stand framboise314… vous les connaissez ! Il y avait en particulier le démonstrateur MQTT que j’ai présenté récemment sur le blog.
Nous avons également parlé Arduino avec 2 cartes une UNO et une Mega 2560, équipées d’une carte multifonction.

Il a été question en discussion de l’IoT et en particulier de LORA puisqu’une passerelle équipe le site de Blanzy.

L’atelier Raspberry Pi – Script shell

L’après midi  a été consacré à des ateliers pratique. Chaque groupe est doté d’une maquette comportant un Raspberry Pi, une breadboard, un schéma du GPIO et un sachet de composants. Le but étant de découvrir le fonctionnement du Raspberry Pi. On commence par “Hello Word” pour les électroniciens : Allumer une LED.

La première étape est d’allumer la LED directement sur l’alimentation, avec une résistance de 330 Ω.

Ensuite on connecte la LED sur un port GPIO et on allume/éteint la LED en ligne de commande, avant de réaliser un script shell pour faire clignoter la LED.

Carte mutifonction sur Arduino Mega – Le programme est une pendule numérique.

On peut ensuite modifier la durée de l’allumage et de l’extinction de la LED.

C’est la lecture de la position d’un bouton poussoir qui vient ensuite.

Une boucle permet de lire l’état du bouton de façon répétitive.

La lecture d’un capteur de température DS18B20 permet d’afficher la température relevée par le composant.

Un servo moteur est actionné en ligne de commande puis piloté par des boutons poussoirs. Ici les deux boutons vont faire tourner le servomoteur dans un sens puis dans l’autre (voir la vidéo).

L’ensemble des participants a pu réaliser les exercices proposés, l’entraide et la discussion ont favorisé les échanges.
Bon, les premiers exercices ne fonctionnaient pas ! Normal, il y avait des erreurs dans les programmes qu’il fallait retrouver pour que ça fonctionne 🙂

Quelques exemples de projets

Vidéo FR3 : Michelin Blanzy

Conclusion

J’ai beaucoup apprécié cette journée pendant laquelle j’ai pu promouvoir notre framboise au sein d’une grande entreprise. Les retours que j’en ai eu montrent que le Raspberry Pi et ses possibilités ont été bien reçus tout au long de la journée.
Un grand merci à Christophe, responsable informatique du site, que j’avais rencontré lors des portes ouvertes du FabLab de Montagny près Louhans et qui m’a invité. Merci à tous les participants pour leur accueil très chaleureux et leur implication dans les ateliers 🙂 Merci également à Michelin pour avoir accueilli cette journée de formation.

Le groupe devant le pneu exposé à l’entrée du site.

 

Share Button

À propos François MOCQ

Électronicien d'origine, devenu informaticien, et passionné de nouvelles technologies, formateur en maintenance informatique puis en Réseau et Télécommunications. Dès son arrivée sur le marché, le potentiel offert par Raspberry Pi m’a enthousiasmé j'ai rapidement créé un blog dédié à ce nano-ordinateur (www.framboise314.fr) pour partager cette passion. Auteur de plusieurs livres sur le Raspberry Pi publiés aux Editions ENI.

13 réflexions au sujet de « Journée Raspberry Pi chez Michelin »

  1. E-Gwen

    Oui, d’accord.

    Sinon, vous avez vérifié qu’il n’y ait pas de velléité militaire derrière tout cela ?

    Vu la taille du pneu, je doute que cela se monte sur un véhicule de tourisme.

    E-Gwen.

    Répondre
    1. François MOCQ Auteur de l’article

      Bonjour
      Il s’agit de Génie Civil… (comme indiqué dans l’article)
      voici un exemple d’utilisation de ces pneus
      Pneu pour camion d'exploitation minière
      Après… tous les fabricants de pneus font des pneus, et il y en a effectivement qui sont utilisés par l’armée qui possède des voitures “classiques”. Faut il les boycotter pour autant ?
      En tout cas ici ce ne sont que des pneus Génie Civil à ma connaissance. De toute façon s’ils fabriquent des pneus pour l’armée, vous pensez bien que je n’ai aucune chance de le savoir 😉
      Pour info l’armée de l’air, la gendarmerie et la marine utilisent des Raspberry Pi et des Arduino pour certaines applications. On fait quoi ? on arrête de jouer avec nos petites cartes ?
      cordialement
      François

      Répondre
      1. E-Gwen

        Merci pour vos précisions.

        Diantre, non, surtout, n’arrêtez pas de jouer avec vos petites cartes !

        Sachez tout de même que de mon côté, si j’avais connaissance d’une telle collaboration, je cesserais celle-ci sur-le-champ.
        C’est ce qu’ont fait de courageux ingénieurs Google qui ont eu connaissance du projet Maven et de ses implications.
        Il faut savoir dans quel monde l’on veut vivre, et on ne peut plus feindre de voir quelle direction peu enviable il prend sans tenter d’en reprendre les rênes.

        Par exemple, depuis assez longtemps, et depuis que j’ai eu connaissance de ce tendancieux projet, je cherche et trouve des alternatives viables et sérieuses à TOUS les services Google. Je refuse d’être le collaborateur docile à cette infamie militaro-industrielle.
        Par exemple, le dépôt F-Droid me sert pour mon téléphone portable sous BB10, et me permet de gérer mes applications au format “.apk”.
        Quand je parle autour de moi de cette tournure, les gens s’en moquent. Je trouve cela particulièrement morbide. Mais bon, c’est comme cela.
        L’on pourra revoir, pour l’occasion “Redacted” de Brian De Palma, sur les conséquences humaines désastreuses des politiques de nos démocraties occidentales et se faire une raison. Attention au cinglant retour de bâton !

        Maintenant, le génie civil, dans le domaine du nucléaire, par exemple, peut très bien prendre une autre pente, que vous devinerez aisément.
        Quant au génie militaire, s’il existait, les philosophes, les sages, et les poètes auraient connaissance de son existence.

        Le beau camion que vous nous dévoilez sert, quant à lui, à l’extraction minière, sans doute.
        Or, vous connaissez les terribles conséquences écologiques, économiques, et humaines et de cette chaîne d’exploitation sauvage.
        Si ce n’est pas le cas, un exemple actuel de projet de nouvelle exploitation de ce type fait scandale en Guyane, mais chut, nos médias métropolitains, n’en traitent point.
        D’ailleurs, un blogueur au faîte des enrichissements économiques boursiers m’a indirectement demandé de ne pas voir ce type d’investissement sous le jour éthique.
        Faisons comme les trois singes, c’est-à-dire privons-nous de nos sens les plus nobles, et les moutons que nous devenons seront bien tondus. 🙂
        Mais ce n’est pas le sujet.

        Revenons à nos framboises, elles ont meilleures goût !

        Je vous souhaite une excellente continuation dans votre initiative, et espère pourvoir assister prochainement à l’un de vos ateliers consacrés à notre petite, comment dire, Framboiserie (je vous laisse retrouver ce que signifie “framboise” en argot, cela nous redonnera à chacun, j’en suis sûr, de l’esprit).

        P.S. : Pour ne rien vous cacher, j’ai peut-être aussi une petite dent contre Michelin, depuis le jour où je leur ai acheté des pneus pour mon véhicule de tourisme, pensant faire travailler les gars proche de ma région, et qu’une fois posés, j’ai vu inscrit dessus “Made In Poland”…

        E-Gwen.

        Répondre
        1. spourre

          Dans ce cas, essayez d’être cohérent et quittez immédiatement Internet qui est le fruit direct de subventions militaires pour établir un réseau redeondant, résistant à une destruction massive en cas de guerre nucléaire (projet ARPANET subventionné par DARPA).
          N’oubliez pas non plus de mettre tous vos GPS à la poubelle car il a été développé pour le guidage des missiles de croisières.
          Vos propos de café du commerce ou de FSP, ici (een tout cas moi) OSEF.

          Sylvain

          Répondre
          1. E-Gwen

            Ah oui, justement, je me dirige vers les réseaux ad hoc, et j’ai récupéré un ouvrage dessus.
            Mon GPS à la poubelle, j’y pense, en me dirigeant vers Galileo.

            Pourriez-vous me traduire votre expression FSP en français, s’il vous plaît ?

          2. François MOCQ Auteur de l’article

            Pour info :
            Compte tenu de l’importance stratégique de l’information de localisation et de datation, l’Europe a décidé de mettre en place son propre système de radionavigation par satellites : Galileo. Ce système civil doit être opérationnel vers 2020. Il proposera aussi un service sécurisé réservé aux usages gouvernementaux. Des applications à des fins de défense et de sécurité sont également envisagées.
            D’après le site du Ministère de la Défense

        2. Denis Brion

          Il est d’assez mauvais goût pour un électronicien/informaticien de “cracher dans
          la soupe” en pointant des liens (supposés : le fait qu’ils soient bien cachés,
          s’ils existent, les rend d’autant plus terrible) avec l’armement, les mines, le
          Grand Tout et l’Henaurme N’Importe Qoi.
          La paranoâ ambiante (qui sévit dans n’impoter quel domaine) conduit à une vérita
          ble mine d’or pour les électroniciens: l’obsession de la sécurité qui affecte no
          s concitoyens conduit nos politiciens à renforcer une méthode qui ne marche pas,
          en investissant de plus en plus massivement dans les systèmes d’alarme, caméras
          de télésurveillance. Moins ça marchera, plus les installateurs/concepteurs sero
          nt sollicités.

          Répondre
  2. Christophe

    C’était une superbe journée, j’ai appris plein de truc.
    Un grand merci à François pour avoir pris le temps de nous expliquer comment fonctionne un RaspberryPI

    Répondre
  3. Erwann

    Par pitié “Digitalisation” (anglais) se traduit en Français par “Numérisation”.
    En Français, tout ce qui contient le radical “digital” se rapporte au doigt (après vous faites ce que vous voulez avec vos doigts, cela ne me regarde pas).

    Pour ce qui concerne les remarques d’E-Gwen, je ne pense pas que toute chose soit comparable.
    Le projet Google est un projet qui vise à développer des systèmes d’arme létale sur la base de robots autonomes tueurs. Ce qui pose de graves problèmes éthiques.
    En revanche, même si un militaire mange du pain et l’achète dans ma boulangerie, je ne vais pas arrêter de manger du pain ni l’acheter ailleurs.
    L’arme du génie (terre et air) utilise évidemment des engins de génie civil ; faut-il pour cette raison ne plus utiliser de pelleteuse ou autre bulldozer ? Attention, les pelles, pioches et brouettes peuvent également être utilisées par un militaire ! …
    Les problèmes éthiques que me posent Google sont d’abord en lien avec la protection de la vie privée et des données personnelles, ce qui – à mon avis – représente un impact beaucoup plus critique que le fait qu’un équipement ou une application ait potentiellement un usage militaire.

    Concernant Internet : il faut arrêter de colporter certaines légendes urbaines.
    Effectivement, la DARPA (DoD) a cofinancé une partie du développement d’Internet. En revanche pour des raisons différentes de celle évoquée (survivre à une attaque nucléaire). Pour ceux que la véritable histoire d’Internet intéressent, je vous recommande la lecture du livre suivant (s’il est encore disponible) :
    Les sorciers du Net – Les origines de l’Internet
    Kathie Hafner, Matthew Lyon
    Calmann-Lévy
    ISBN-13: 978-2702129517

    Bon week-end,
    Erwann

    Répondre
    1. François MOCQ Auteur de l’article

      Bonjour Erwann
      Désolé pour la “digitalisation” mais c’est le terme employé dans tout le groupe Michelin au niveau mondial (et en anglais). J’ai donc utilisé le terme employé par les personnes avec qui j’ai animé les ateliers.
      Je vous laisse contacter Michelin pour leur expliquer qu’ils n’emploient pas le bon terme 😀

      Répondre
  4. Erwann

    Bonjour François,
    si c’est en Anglais, c’est OK.
    En revanche, en Français, j’ai du mal car ce n’est pas correct.
    Il y a 35 ans, les électroniciens francophones utilisaient CAN (convertisseur analogique/numérique) et non pas CAD. Pourquoi les informaticiens et les médias ne savent-ils plus utiliser “numérique” et “numérisation” ? …
    Erwann

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Complétez ce captcha SVP * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.