Publié le 7 juin 2018 - par

Un contrôleur de lumière opensource avec un ESP8266

Rendez vos lumières open-source et connectez votre bandeau de LED au réseau WiFi avec ANAVI Light Controller !  C’est un système WiFi open-source à base d’ESP8266 certifié pour le contrôle d’un bandeau de LED RGB 12v. Il peut également gérer des capteurs de lumière, de température, d’humidité et de reconnaissance de gestes. Elle est proposée en financement participatif.

ANAVI Light Controler

Un contrôleur opensource en financement participatif

 

ANAVI Light Controller est entièrement compatible avec la plate-forme open source Home Assistant. Cela signifie que lorsqu’il est jumelé avec Amazon Alexa, l’appareil peut être allumé et éteint avec des commandes vocales.

ANAVI Light Controller combine du matériel open source avec des logiciels libres et open source. Le circuit imprimé a été créé à l’aide de l’application libre et open source KiCAD. Le boîtier en acrylique a été conçu avec OpenSCAD. Tous les appareils seront fabriqués à Plovdiv, en Bulgarie.

Le logiciel open source qui fonctionne sur ANAVI Light Controller est un SKETCH Arduino écrit en Arduino IDE ET utilisant le noyau ESP8266 et autres bibliothèques Arduino courantes. L’appareil communique à l’aide du protocole de messagerie léger MQTT. Une application HTML5 composée d’une seule page est disponible pour des tests rapides et des démonstrations de la carte.

ANAVI Light Controller est un projet entièrement open source. Tous les schémas et les fichiers de code source sont disponibles dans un dépôt GitHub. La combinaison de matériel open source avec des logiciels libres et open source offre flexibilité et indépendance tout en encourageant le partage des connaissances et le développement d’une communauté. Vous êtes tous et toutes invités à rejoindre la communauté pour étudier, modifier et améliorer le projet.

Le démarrage avec ANAVI Light Controller est facile, aucune soudure n’est nécessaire. Vous recevrez un manuel d’utilisation complet décrivant précisément les étapes pour utiliser la carte et faire fonctionner vos propres sketchs Arduino avec l’IDE Arduino.

Qui en a besoin et pourquoi ?

ANAVI Light Controller est amusant et facile à utiliser. Vous n’avez pas besoin d’être un génie de la technologie pour l’utiliser. Vous pouvez l’assembler sans outils, et il suffit d’un tournevis pour le connecter à votre bandeau de LED RGB. Vous pouvez l’utiliser pour :

  • Automatiser l’éclairage avec la plate-forme logicielle open source Home Assistant
  • Contrôler des lumières avec des commandes vocales avec Amazon Alexa et Home Assistant
  • Fabriquer une lampe magique DIY, piloté par des mouvements
  • Fabriquer des décorations uniques pour les fêtes de fin d’année.
  • Apprendre grâce à d’un projet qui combine un logiciel libre et open source avec du matériel open source.

Caractéristiques et spécifications

  • CPU : Tensilica L106 Processeur 32 bits
  • Connectivité : WiFi 802.11 b/g/n
  • Tension d’entrée : 12 V
  • Périphériques : Bornier pour bandeau de LED 12 V RGB, broches UART, bouton, trois emplacements pour capteurs.
  • Compatibilité : Arduino IDE, Home Assistant, MQTT, et tout navigateur web moderne.
  • Certification : Open Source Hardware Association (OSHWA) BG00000005 BG000005
  • Dimensions : 75 mm x 40 mm

Capteurs

ANAVI Light Controller supporte les modules I2C suivants :

  • Capteur BH1750 pour la lumière
  • HTU21D capteur de température et d’humidité
  • Capteur APDS-9960 pour la détection des couleurs RVB et la détection des gestes

Vous pouvez également connecter d’autres capteurs I2C, mais vous devrez gérer leur intégration logicielle.

Boîtier

Tous les kits comprennent un boîtier en acrylique qui protège le module ANAVI de la poussière tout en assurant une bonne circulation de l’air et un bon refroidissement. De plus, le boîtier empêche toute pression accidentelle sur le bouton de réinitialisation de la carte.

Le contenu du kit

  ANAVI Light Controller Starter Kit Advanced Kit Developer Kit Family Kit  
ANAVI Light Controller Oui Oui Oui Oui Oui (x4)  
Boitier Non Oui Oui Oui Oui (x4)  
Bandeau 1m LED RVB 12v Non Oui Oui Oui Oui(x4)  
USB vers série Debug Cable Non Oui Oui Oui Oui (x4)  
Capteur de lumière (BH1750) Non Non Oui Oui Oui  
Capteur Temperature et Humidité (HTU21D) Non Non Non Oui Oui  
Capteur RGB et gestes (APDS-9960) Non Non Non Oui

Images du contrôleur de lumière

 

 Comparatif

  ANAVI Light Controller ANAVI Light pHAT Standard LED Controller
Bandeau LED 12 V RGB Oui Oui Oui
Télécommande
infra rouge
Non Non Oui
Autonome Oui Non Oui

Compatible
Raspberry Pi

Non Oui Non
WiFi Oui Oui Non
Capteurs supplémentaires Oui (plug and play) Oui (plug and play) Non
Intégration à
Home Assistant
Oui Oui Non
MQTT Oui Oui Non
Compatible Arduino Oui Non Non
Open Source Oui Oui Non

Foire aux questions (FAQ)

Quelle bandeau de LED 12 V RGB est inclus dans les kits ?

Tous les kits comprennent un bandeau de LED RGB 12 V d’un mètre avec 30 LEDs (taille 5050), IP 20, et consommant 7,2W.

De quelle source d’alimentation ai-je besoin ?

Vous avez besoin d’une alimentation 12 V avec un jack DC (continu) standard de 2,1×5,5 mm pour alimenter votre montage. Choisissez une alimentation avec un courant et une puissance de sortie suffisants en fonction de la longueur et des spécifications de votre bande LED RGB.

Existe-t-il une alimentation 12 V recommandée ?

Le contrôleur d’éclairage ANAVI a été testé avec des alimentations 12 V de SUNNNY Computer Technology Europe comme la SYS1530-1212-W2E.

Assurez-vous que vous utilisez une alimentation 12 V d’un fournisseur digne de confiance. Les alimentations bon marché et non testées peuvent être risquées et peu fiables.

Pourquoi ne fournissez-vous pas d’alimentation ?

Nous n’avons pas été en mesure de fournir des blocs d’alimentation avec des prises universelles pour les États-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni à un prix acceptable et, de plus, les besoins en énergie varieront en fonction de l’application. De nos jours, les alimentations 12 V avec un jack DC 2,1×5,5 mm sont un produit de base. Vous devriez donc être en mesure de trouver facilement un appareil adapté soit en ligne soit dans un magasin d’électronique.

Puis-je contrôler à distance le Light Controller ANAVI à partir d’un navigateur Web sur mon smartphone, tablette ou ordinateur portable ?

Oui, vous pouvez utiliser notre site de démonstration ou intégrer facilement ANAVI Light Controller dans votre exemple de la plate-forme open source Home Assistant en tant que composant MQTT JSON Light.

ANAVI Light Controller est-il un projet open source ?

Oui, ANAVI Light Controller est un projet matériel open source créé  et fonctionnant avec des logiciels libres et open source. Les conceptions matérielles sont disponibles sur GitHub sous licence CC BY-SA 4.0. Tous les schémas, documents et fichiers de code source sont disponibles dans nos dépôts GitHub.

Le contrôleur de lumière ANAVI est-il certifié ?

Oui, ANAVI Light Controller révision 1.3 a été certifié par l’Open Source Hardware Association sous l’UID BG00000005.

Le Light Controller ANAVI utilise-t-il l’ESP8266 ?

Oui, le contrôleur de lumière ANAVI est basé sur l’ESP8266.

Est-ce que je peux flasher un firmware différent pour ANAVI Light Controller ?

Oui, en utilisant un câble USB vers câble série, vous pouvez flasher un firmware personnalisé construit à partir de votre propre code source.

Le contrôleur de lumière ANAVI est-il compatible avec l’IDE Arduino ?

Oui, le contrôleur de lumière ANAVI est compatible avec l’IDE Arduino. Vous pouvez facilement télécharger vos propres croquis Arduino sur la carte.

Comment puis-je m’impliquer et aider ?

Achetez l’un des kits disponibles, prenez en main le contrôleur de lumière ANAVI, contribuez à nos dépôts GitHub, et devenez membre de notre communauté open source !

Fabrication

Pour assurer une qualité constante, ANAVI Light Controller a un masque de soudure vert et d’une finition de surface dorée. Tous les circuits imprimés (PCB) pour ANAVI Light Controller seront fabriqués et assemblés dans une usine locale à Plovdiv, Bulgarie, UE. Le processus de fabrication comprend une procédure appelée “panelisation” qui regroupe un certain nombre de circuits imprimés sur une carte plus grande appelée “panneau”. Après cela, les composants sont montés sur chaque carte.

Toutes les cartes sont soigneusement flashées manuellement à l’aide d’un logiciel libre, testées, emballées et expédiées conformément au calendrier de chaque promesse de don.

Objectifs

La campagne de financement participatif a un objectif très modeste de seulement 1 $, mais si les financement atteint :

  • 1 000 $, il y aura des autocollants pour tous les contributeurs.
  • 2 500 $, il y aura un tutoriel pour construire une lampe fantaisie avec ANAVI Light Controller, du bois et du papier.

Mes essais

La carte

Comme pour les autres réalisation de Léon, la carte est arrivée dans une enveloppe matelassée. Les composants sont dans une boîte en carton solide, protégés par un plastique à bulles.

Pour mes tests je n’ai pas utilisé le boîtier transparent mais il sera très utile quand la carte sera en service.

Connexion Wifi locale

Une fois la carte démarrée, un smartphone suffit pour se connecter. On choisit le point d’accès fourni par la carte ANAVI comme Access Point Wifi. On peut ensuite ouvrir un navigateur à l’adresse de la carte contrôleur de lumière. A partir de là, on entre les paramètres pour que la carte ANAVI accède à la box et… c’est tout ! Il faut noter le (long) identifiant du module, qui servira à y accéder via le serveur web.

Test à distance

Lorsque la carte est connectée au serveur (sa LED rouge s’éteint), on peut y accéder depuis n’importe quel point du monde via une page web.

Ensuite… facile ! On clique sur les boutons de la page de démo pour piloter le ruban de LED. Pour votre usage personnel, vous pourrez bien entendu créer votre propre page et piloter les LED ou afficher les valeurs relevées par les capteurs qui seront connectés à la carte.

Cette vidéo de démo montre la facilité d’utilisation :

 

Conclusion

Je vous ai déjà présenté plusieurs projets de Léon ANAVI.  Un contrôleur de ruban de LED avec un Raspberry Pi ainsi que sa carte télécommande infrarouge pour Raspberry Pi. Celui-ci est encore très intéressant proposé en financement participatif. Pour 25$ vous obtenez la carte seule et pour 39$ un kit de base qui vous permettra d’expérimenter avec l’ESP8266.

Mes tests se sont déroulés “en douceur”, je n’avais pas de doc (elle sera disponible lors de l’envoi des cartes) mais Léon m’avait rapidement expliqué comment ça fonctionnait. Le reste a été très intuitif et la carte a fonctionné du premier coup 🙂  Je n’ai pas expérimenté avec les capteurs mais cette possibilité élargit les fonctionnalités de la carte ANAVI.

L’intérêt de cette carte est d’être open source. Elle est basée sur un ESP8266 qui peut être programmé avec l’IDE Arduino. Tous les fichiers de conception matérielle KiCad & OpenSCAD ainsi que le firmware open source sont disponibles en ligne.

Sources

 

Share Button

À propos François MOCQ

Électronicien d'origine, devenu informaticien, et passionné de nouvelles technologies, formateur en maintenance informatique puis en Réseau et Télécommunications. Dès son arrivée sur le marché, le potentiel offert par Raspberry Pi m’a enthousiasmé j'ai rapidement créé un blog dédié à ce nano-ordinateur (www.framboise314.fr) pour partager cette passion. Auteur de plusieurs livres sur le Raspberry Pi publiés aux Editions ENI.

8 réflexions au sujet de « Un contrôleur de lumière opensource avec un ESP8266 »

  1. spourre

    Bonjour,

    Projet intéressant et bon article qui montre, très honnêtement (on a l’habitude) les possibilités de l’ESP qui peut être un auxiliaire très efficace du Pi, voire un concurrent (on n’a pas toujours besoin d’un marteau-pilon pour écraser un moustique).
    La mise à jour du “firmware” est bien expliquée (par port USB) mais une particularité récente est passée sous silence. L’ESP autorise la mise à jour OTA (Over The Air); il suffit de le prévoir dans le croquis. Ça prend peu de place et la procédure a été particulièrement bien documentée dans un récent numéro de Hackable Magazine.
    Cordialement

    Sylvain

    Répondre
  2. Denis Brion

    Il y a quand même un aspect très frustrant dans cet article (que l’on peut envisager à la lecture … de l’intitulé du site-) : le RPi supporte très bien des versions limitées d’Arduino, à base de processeurs avrs. Les extensions “récentes” (arm avec due et ESPxx -moins chères à performances … supérieures que les avrs- côté processeurs; améliotation de l’IDE et lu support flash avr) sont largement laissées de côté sous Rapsbian. Or, l’audience du RPi, composée en partie de bidouilleurs, rejoindrait celle de l’Arduino et le RPi a largement les possibilités de compiler quelques milliers de lignes en un temps acceptable (les microcontrôleurs n’ont pas une flash infinie : pour la remplir, quelques milliers de lignes de C++ suffisent). La terreur qu’inspire l’idée de compiler est peut être “justifiée” (“gâcher” quelques heures de temps de … sommeil) dans le cas de logiciels type R, Python (deux interpréteurs) ou de bibliothèques de traitement d’images comme opencv et dlib, mais certainement pas dans le cas de scripts arduino; ce n’est pas le même ordre de grandeur- . (A noter que l’on peut compiler, puis utiliser-comme pour un PC- , les 4 “gros” logiciels , prévus pour PC, que j’ai évoqués, aussi “bien” -quoique très lentement **à la compilation**, pas à l’usage- sur RPi que sur nanoPi, aboutissant à des versions plus récentes…).

    Rapsbian ou Arduino, s’ils étaient conscients des possibilités de *RPi /nanopi, pourraient cesser de frustrer les bidouilleurs , qui sont des utilisateurs potentiels des deux systèmes …. et livrer des versions plus fraîches d’arduino pour RPi et nanopi

    Répondre
  3. Vincèn PUJOL

    Beau mensonge marketing votre article et visiblement pas beaucoup de vrais libristes ici !!! Votre projet est absolument pas open-source !! Le hardware ne l’est pas puisque le principal élément, l’ESP-8266, n’est pas du tout un chipset open-source bien au contraire !!
    Alors merci d’éviter de faire du racolage open-source, laissez ce genre de choses à Microsoft !

    Répondre
    1. François MOCQ Auteur de l’article

      Bonjour Vincent
      désolé mais ce n’est pas MON projet, mais celui de Leon ANAVI
      je ne suis pas un libriste inconditionnel et ça m’a semblé intéressant
      car le hardware et le logiciel sont dispos
      et je ne fais pas de marketing car je ne vends rien et n’ai aucun intéressement aux ventes du produit
      c est juste de l’info proposée gratuitement et bénévolement 😉
      Après si on prend un PC, est ce que le processeur est libre? that is the question
      pourtant on fait bien tourner dessus un Linux qui, lui, est libre …
      A mon avis si on veut faire du 100% libre, il faudrait en rester aux transistors et aux circuits intégrés logiques ?
      allez je m’énerve…
      ah oui au fait à voir sur Linuxfr.org : http://linuxfr.org/news/microcontroleur-de-del-base-sur-esp8266
      cordialement
      françois

      Répondre
  4. Vincèn PUJOL

    Bon désolé j’avais fait une belle réponse mais bouffé par le système de posts qui a expiré, pas le courage de refaire ma prose 🙁
    Maus oui l’info est toujours sympa surtout pour ceux qui connaissent pas ces petites solutions simples et efficaces !
    Pour le PC je suis bien d’accord même si certains comme Librem sont en train d’y arriver pour les portables !!

    Répondre
  5. François MOCQ Auteur de l’article

    Bonjour Vincèn
    merci pour la réponse
    effectivement il y a une limitation dans le temps pour la saisie des messages
    je pense que c’est l’anti spam des commentaires mais je n’ai pas trouvé où modifier ce paramètre.
    sur le blog j’essaye surtout d’informer les lecteurs en présentant des solutions qui peuvent les intéresser. Celle ci m’avait semblé simple à mettre en oeuvre. Cela permet à des débutants de se lancer et après….
    cordialement
    François

    Répondre
    1. spourre

      1) Quand on s’est fait avoir une fois, on prend l’habitude de copier le texte péniblement rédigé dans le presse-papier avant de tenter de le publier.

      2) Maintenant que le ton est redevenu “civilisé”, on peut discuter sur l’aspect +- libre de certaines distributions. Debian et Ubuntu en sont 2 exemples. Le public n’est pas le même mais, même le Debianneux le plus intégriste, finit par mettre des firmwares “non-free” s’il veut utiliser son matériel .
      Quant au Raspberry, malgré la pub officielle et une “certaine” ouverture de Broadcom, ça n’est pas une plateforme libre et c’est incapable de fonctionner sans un énorme BLOB.

      Sylvain

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Complétez ce captcha SVP * Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.