Publié le 9 août 2014 - par

PiClass pour faire entrer le Raspberry Pi à l’école

piclass-leds_250pxJe vous avais déjà parlé de Christophe… Mais si, souvenez vous, je l’avais rencontré au salon Linux au mois de mai. Il présentait la distribution Slitaz dont il est le père. Une version est destinée au Raspberry Pi et elle présente la particularité de démarrer en 10 secondes !
Aujourd’hui Christophe se lance dans un projet d’envergure : créer un atelier robotique et informatique itinérant pour les écoles : PiClass.

Le projet PiClass

Présentation

Le but du projet est de proposer un atelier informatique et robotique itinérant et utilisant des Raspberry Pi. L’atelier PiClass pourra prendre en charge une demi classe, c’est à dire 10 à 12 élèves. C’est par un projet Pilote que PiClass démarre :

Le but du projet est de proposer un outil informatique au service des disciplines scolaires en utilisant les dernières technologies et du matériel conçu pour l’éducation. Le projet pédagogique répond aux objectifs du PER (Plan d’Etudes Roman) et il est destiné à tous les élèves de l’établissement primaire d’Entre-Bois à Lausanne.

C’est destiné à qui ?

Dans un premier temps, PiClass est un projet destiné aux classes des écoles primaires du canton de Vaud, en Suisse. La classe itinérante sera aussi disponible pour les associations à but non lucratif travaillant avec des enfants ou des ados.

Ensuite, des sessions seront proposées à travers le monde francophone et anglophone et cela pendant les vacances scolaires vaudoises. (juillet-août, octobre, avril). Si la communauté se développe, une formation destinée aux enseignants sera proposée, ainsi qu’une aide pour la  mise en place une PiClass régionale.

Matériel et budget

Le micro ordinateur Raspberry Pi et les composants électroniques choisis, ont ont été crées dans un but éducatif et leur faible coût, est sans nul doute un gros avantage. Une machine de base ne coûte que 40 CHF (35 $) et permet d’avoir un bureau graphique standard avec des applications éducatives, de faire de la robotique, de créer des circuits électroniques ou d’apprendre la programmation et de jouer.

Le financement va commencer par se faire en ligne via gofundme. Ensuite pour les petites dépenses comme la soudure et les réparations diverses, il faudra un budget annuel d’environ 400 CHF.

Planning semestriel

8 activités planifiées sur 16 périodes, plus une période pour l’activité site web partagée entre les 4 classes avec possibilité de décloisonnement. Il reste 2 périodes libres qui permettront une certaine souplesse d’adaptation ainsi que la possibilité pour les élèves de créer un projet libre.

  • J’utilise un Raspberry Pi : 1 période
  • Mon bureau et mes documents : 1 période
  • Premiers pas en programmation : 2 périodes
  • Les LED colorées : 2 périodes
  • Station météo : 2 périodes
  • Grille de LED 8×8 : 2 périodes
  • Développement d’un jeu avec Scratch : 4 périodes
  • La boîte à musique : 2 périodes
  • Le site web : 1 période

En savoir plus sur le projet pédagogique

Le plan détaillé du projet pédagogique est disponible sur le site de PiClass.

Collecte de fonds pour la première PiClass

La première collecte de fonds Piclass pour le premier atelier de PiClass commence aujourd’hui,  Samedi 9 août 2014 sur GoFundMe : http://www.gofundme.com/css040

La somme nécessaire pour cette opération est de 2000 $.

L’objectif est d’avoir 10 postes de travail équipés de Raspberry Pi pour les élèves. Le matériel sera utilisé pour des cours scolaires, des ateliers et des rencontres ouvertes Raspberry Pi Jam !). Il appartiendra à  l’association à but non lucratif SliTaz GNU / Linux jusqu’à la création d’une association officielle PiClass en Suisse.

La première PiClass va démarrer en Septembre 2014, et va avoir besoin du matériel de base pour commencer. Il faudra ensuite compléter la liste du matériel jusqu’à la fin du mois d’octobre. Cela laisse peu de temps pour obtenir de l’aide et commander du matériel.

Alors c’est parti !

Le code et la documentation

La documentation PiClass et le dossier de chaque élève sont gérés à partir de GitHub. Des guides pour les enseignants sur l’utilisation de Linux et du Raspberry Pi sont gérés à partir des dépôts SliTaz Hg.

Le guide complet sur ​​SliTaz et le Raspberry Pi est déjà écrit et peut être trouvé sur SliTaz ARM Codex : PiBook

Afin d’avoir un large éventail d’outils pour les jeunes élèves, le projet PiClass développe des exemples de scripts, des interfaces graphiques et est très active dans la distribution SliTaz GNU / Linux.
PiClass sur GitHubgithub.com/piclass

C’en est où

  • Cross-compilation de Scratch pour SliTaz Raspberry Pi
  • Acheter quelques Raspberry Pi, 1-2 petits écrans, des cartes, un robot et des LED
  • Préparer une présentation pour les écoles
  • Trouver un nom, acheter un domaine, faire un site statique
  • Utiliser le matériel choisi avec des enfants pour améliorer les exercices proposés
  • Coder des outils pour aider les petits enfants à utiliser Pi : EN COURS
  • Rechercher des sponsors et faire connaître le projet : EN COURS
  • Créer un financement gofundme : EN COURS
  • Créer une distribution personnalisée SliTaz RPi adapté pour les élèves : A FAIRE
  • Préparer des leçons détaillés pour les jeunes enfants : A FAIRE

Aider PiClass ?

A l’heure où nos dirigeants découvrent (?) le retard de la France dans le domaine de l’informatique :

et surtout

On va sans soute nous remettre en route un plan dont les plus anciens d’entre nous se souviennent… (Le Plan Informatique pour Tous – 1985) qui a fait gonfler d’orgueil les poitrines de ceux qui l’avaient pensé, mais s’est soldé par une débandade à cause du choix des MO5 et TO7 de l’époque et du manque de formation criant des enseignants. Ça s’est fini en plan informatique pour… tous les placards, puisque c’est là qu’ont fini les machines qu’auraient dû utiliser les élèves.

Dans ce contexte, l’initiative PiClass est une réelle avancée. Avec des machines à prix réduit, les élèves pourront découvrir la puissance qui se cache dans les ordinateurs et comprendre qu’on peut en faire autre chose que du Skype ou du FaceBook…

Pour avoir vu avec quelle facilité des ados qui n’avaient jamais pratiqué prenaient en main des bras robots ou des mobiles, pilotés par un Raspberry Pi et Scratch (c’était lors de la journée Raspberry Pi du CERN à Genève) je pense avec Christophe que l’idée d’introduire l’informatique par ce biais auprès des jeunes peut être totalement bénéfique.

C’est donc avec un grand intérêt que je participerai au projet dans la mesure de mes moyens. J’ai été le premier donateur (yessss 🙂 ) avec 30$.

Maintenant vous avez vu qu’il reste des choses à réaliser dans le projet, si vous ne souhaitez pas participer financièrement, pourquoi pas donner un coup de main pour le reste ? Une ‘tite traduction ou simplement une relecture feront avancer le Schmilblick. Et si techniquement vous pensez pouvoir donner un coup de main au projet, n’hésitez pas. Jetez un coup d’œil à la liste de ce qui reste à faire pour trouver comment aider PiClass. Ça  n’a l’air de rien mais c’est peut être l’avenir de notre informatique (européenne) qui se joue !

Sources

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À propos François MOCQ

Électronicien d'origine, devenu informaticien, et passionné de nouvelles technologies, formateur en maintenance informatique puis en Réseau et Télécommunications. Dès son arrivée sur le marché, le potentiel offert par Raspberry Pi m’a enthousiasmé j'ai rapidement créé un blog dédié à ce nano-ordinateur (www.framboise314.fr) pour partager cette passion. .

8 réflexions au sujet de « PiClass pour faire entrer le Raspberry Pi à l’école »

  1. Ping : PiClass pour faire entrer le Raspberry Pi à l’école | Radioamateurs-France

  2. Nekrofage

    Bonjour François,

    Il serait intéressant d’avoir un projet similaire en France en partenariat avec le Fondation « La main à la pâte » : http://www.fondation-lamap.org/
    Il fut un temps où j’avais initier les B2I : http://eduscol.education.fr/cid46073/b2i.html
    dans plusieurs écoles dans une partie de mon département. J’ai été aussi responsable d’un « Point Techno » qui permettait de faire tourné des boites d’initiation/découverte de l’électronique, cela eu un certain succès. Un des problèmes que j’avais eu c’était, même pas le manque de moyen, mais la motivation des un et des autres pour faire avancer ce projet.

    Répondre
  3. Jean-Louis

    Bonjour à toutes et tous,

    je travaille depuis plus de 20 ans dans la formation professionnelle en belgique. Ce que je constate, c’est que de plus en plus d’apprenants sont des adeptes de « petite poucette », il utilise dans savoir ce qu’il y a derrière. Notre génération a touché, construit avec le ZX81 et autre. Espérons que notre framboise adorée redonnera le goût du code

    Répondre
  4. MALBRAND

    Bonjour,

    Une petite baisse dans l’orthographe François ?
    Dans le paragraphe sur le (vieux) plan informatique pour tous, j’ai noté plusieurs fautes concentrées dans ce seul paragraphe :
    « On va sans soute nous remettre en route un plan dont les plus anciens d’entre nous se souviennent… (Le Plan Informatique pour Tous – 1985) qui a fait gonfler d’orgueil les poitrines de ceux qui l’avaient pensé, mais c’est (non, s’est) soldé par une débandade à cause du choix des MO5 et TO7 de l’époque (de notre ex-marque nationale Thomson) et du manque de formation criant des enseignants. Ça s’est fini en plan infomatique pour… tous les placards, puisque c’est là qu’on (non qu’ont) fini les machines qu’auraient du (non dû) utiliser les élèves. »

    Sans rancune et je ne fais pas particulièrement attention à l’orthographe (enfin pas trop) mais c’est la concentration en un seul paragraphe qui m’a sautée au yeux.

    Pour le reste, ce blog est toujours attrayant et agréable à consulter. Bravo.

    Amicalement.
    J-F.

    Répondre
    1. François MOCQ Auteur de l’article

      Bonjour Jean-François
      Sans doute un p’tit coup de mou effectivement… J’ai aussi retrouvé dans ce même paragraphe un « plan infomatique » qui trainait…. (celui là vous l’avez zappé)
      J’essaye de garder une certaine qualité orthographique et grammaticale mais j’avoue que là…..
      En tout cas merci pour ce retour qui est le bienvenu !
      Cordialement
      François

      Répondre
  5. Guillaume Betous

    Enseigner la programmation aux enfants est évidemment essentiel (j’en ai 2, je commence donc par les miens). Malheureusement seuls ceux qui savent programmer, ceux qui savent ce qu’il se passe dans les différentes couches du système quand on clique sur Facebook.com, en sont persuadés. Les décideurs, les enseignants eux-même sont en général largués, et pensent que c’est pas forcément plus important que de savoir faire une pâte à pizza ou à vidanger une voiture (2 enseignements manquant également à l’école, mais je le comprends déjà mieux, même si je me fais moi-même pâtes à pizza et vidanges).
    Pour moi, les technophobes sont les illétrés de demain (entendez : ceux qui seront à la merci de la société car ils ne pourront pas se débrouiller tous seuls).

    A noter une initiative géniale à Toulouse (sûrement y en-a-t-il ailleurs ?) : les codings goûters. Ouverts aux enfants et gratuits, c’est un atelier autour de Scratch, en plein centre ville. Bien sûr, à la fin, un goûter est partagé avec les enfants (puis au fur-et-à-mesure des éditions, les enfants apportent eux-même du goûter etc.)

    Bref j’ai peur que pendant un moment ce sont des initiatives locales (comme l’est PiClass) qui vont démarrer l’apprentissage de la programmation aux enfants, plutôt que l’éducation nationale…

    Mais c’est un début, et il est vital de les suivre et de les supporter. Le reste suivra !

    Répondre
    1. François MOCQ Auteur de l’article

      Bonjour Guillaume
      Les coding goûters sont une bonne initiative qu il serait bien de voir se développer. ..
      Je retiens (et partage) votre avis sur les illettrés de demain!
      à bientôt
      Cordialement
      François

      Répondre
  6. Sébastien

    Bonjour,
    très intéressé par votre concept. Je m’occupe des écoles au sein d’une mairie en France, pendant mon temps libre et ai installé les réseaux en leur sein.
    Pas informaticien mais passionné, je pense qu’il y a quelque chose à faire avec le PI. Astro PI est un exemple parfait.
    Avez-vous pu avancer sur votre financement et avez-vous besoin d’aide pour la conception des programmes?
    Nous montons avec des collègues un syndicat mixte ouvert (SMO) pour aider les communes environnentes. Votre projet rentre parfaitement en compte de ce que l’on pourrait proposer aux écoles.

    A très bientôt.

    Répondre
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