Publié le 26 novembre 2013 - par

Intel Galileo compatible Arduino, c’est pour bientôt !

intel_galileo_250Intel ne pouvait pas rester à la traine du Raspberry Pi. Le géant du microprocesseur s’est allié début octobre avec Arduino pour sortir une carte compatible avec la Uno R3.

Cette carte sera mise en vente le 29 novembre 2013… Dans quelques jours !

Galileo pourra recevoir les shields conçus pour la Uno. Elle est bien entendu basée sur un processeur Intel : un Quark SoC X1000 qui est un processeur de type Pentium 32 bits…

Carte Intel Galileo

Présentation

intel_galileo_03Cette carte a été conçue et réalisée entièrement en Irlande… On voit sur la photo de gauche Edward Roache en train d’inspecter une carte Galileo.

La Galileo peut faire tourner Linux et I/Os. Elle peut être programmé avec un IDE Arduino disponible pour Windows, Linux (32 bits et 64 bits) et Mac OS X, via le port USB. La carte est partiellement open-source, et vous pouvez télécharger les logiciels comme l’image Linux (générée avec Yocto), l’IDE Arduino, ou la source de Linux BSP. Sont aussi disponibles les fichiers concernant le matériel y compris le schéma, la nomenclature des composants et leur implantation (Allegro) , mais les fichiers gerber (routage du circuit imprimé) ne semblent pas être disponibles. D’autres documents, y compris un guide de mise en route, des tutoriels, des références, … et un forum de support sont disponibles à partir de la page Support Intel Galileo.

intel_galileo_05

Caractéristiques

  • SoC – Intel Quark SoC X1000 @ 400MHz avec 16 Ko de mémoire cache L1, 512 Ko de SRAM embarquée, un seul thread, un seul core, vitesse constante, gestion de l’ACPI, et horloge temps réel (RTC ) intégrée. P Max : 2.2W .
  • Mémoire système – 256 Mo DRAM
  • Stockage – 8 Mo SPI Flash pour le bootloader et les sketchs + 11 Ko EEPROM + carte microSD optionnelle ( jusqu’à 32 Go )
  • connecteurs :
    * Connecteur 10/100 Ethernet
    * Slot mini-carte PCI Express, conforme aux caractéristiques PCIe 2
    – Fonctionne avec les cartes mini-PCIe demi taille avec plaque d’adaptation
    – Fournit un port host USB 2.0 Host sur le  connecteur mini-PCIe
    * Connecteur hôte USB2.0  – Supporte jusqu’à 128 périphériques USB
    * Connecteur de périphérique USB , utilisé pour la programmation
    * Connecteur 10 broches standard JTAG pour le débogage
  • Divers
    – bouton de reboot pour redémarrer le processeur
    – bouton de reset pour réinitialiser le sketch et les shiels connectés
  • Compatible avec les shields Arduino :
    * 14 broches d’entrée / sortie numériques , dont 6 peuvent être utilisées
    comme sorties PWM
    * 6 entrées analogiques ( A0 -A5 ), via un ADC AD7298 (résolution de 12 bits)
    * Bus I2C, TWI , SPI (maître uniquement , SPI esclave possible via USB ) , UART
    * ICSP (SPI) – un connecteur de programmation 6 broches pour la programmation
    série ( ICSP )
    * VIN, sortie 5V , sortie de 3,3 V , GND et IOREF  tous présents , et utilisables.
    * Bouton RESET / pin pour réinitialiser le sketch en cours
    * AREF – Non utilisé sur Galileo, peut fournir une tension de référence externe pour les entrées analogiques

Synoptique de la carte Galileo Intel

intel_galileo_07Combien ça coûte ?

Allez sortez vos porte-monnaie ! On est à 69$ aux USA et en france, chez Mouser Electronics le prix est fixé à 55,20€. Pas de tarifs vraiment dégressifs, les 10 cartes sont vendues à 55€ pièce. Il faudra ajouter 20€ de frais d’expédition! Ouah l’emballage doit être soigné… La carte revient donc à 75,20€ frais de port compris. A savoir également que les délais d’approvisionnement sont actuellement de 5 semaines.

Mouser annonce :
Date d’expédition estimée
8 941 16/12/2013
1 059: Demander un devis de livraison

donc si vous êtes parmi les 8941 (précis non?) premiers acheteurs vous aurez votre carte avant Noël. (les chiffres sont mis à jour en temps réel sur le site Mouser).

A quoi ça ressemble une Galileo Intel?

Face avant – Face arrière de la Galileo Intel

intel_galileo_08Caractéristiques physiques de la Galileo Intel

La carte mesure 10,7 cm x 7,1 cm et est pourvue de 4 trous de fixations dans les angles.

intel_galileo_02Sur la photo ci-dessous on distingue les connecteurs compatibles avec les shields Arduino qui permettent à la carte Galileo de recevoir les shields Arduino Uno R3.

intel_galileo_01

La boîte de la Galileo Intel

intel_galileo_06Alors là ils n’ont pas lésiné sur le packaging ! On est loin de la boîte rose transparente de notre framboise314 qui semblerait bien légère à côté de cet emballage travaillé.

Sur la boîte est écrit : What will you make ? (Qu’allez vous faire ?)

Intel a annoncé lors de l’IDF (Intel Developer Forum) que 50 000 cartes Galileo allaient être données à 1000 universités dans le monde.

Conclusion

Comme vous le savez un bon, un vrai geek défend mordicus les choix qu’il a fait. Tsss c’est normal un geek n’a jamais tort !

geekAlors je vais vous donner mon avis (très partial) sur cette carte.

Quand un géant du microprocesseur – un peu en perte de vitesse ces temps-ci – s’attaque à un marché largement dominé par le Raspberry Pi, on pourrait s’attendre à ce qu’il mette le paquet.

Le processeur, un Pentium à 400 Mhz est en dessous de ce que propose le Raspberry Pi avec son SOC à 700 MHz. Par contre la compatibilité avec Arduino est un bon moyen pour entrer dans les ateliers des « makers ». J’ai utilisé des Arduino avant de migrer au Raspberry Pi et j’ai apprécié ces cartes et les shields disponibles!

Le prix me semble un peu élevé. Si je n’ai pas trop de crainte à envoyer un Raspberry Pi dans un 4×4 radiocommandé ou accroché à un ballon, le prix de la Galileo me pousse à réfléchir avant de décider une telle aventure…

Ce sera pareil pour l’achat de cette carte à 40€ je pense que j’aurais craqué. Mais 55€ + 20€ de port alors là non, je trouve la facture trop salée. J’attendrai donc que les prix baissent et je n’irai pas jouer avec Galileo. (Tiens, c’est le même nom que le système Européen qui devait remplacer le GPS et qui a bien du mal à se lancer… Mais non… ce n’est qu’un hasard!).

Qu’en dites vous ?

Que vous soyez un inconditionnel du Raspberry Pi, un fan d’Intel ou que vous ayez simplement un avis, les commentaires en bas de la page n’attendent qu’une chose : que vous les utilisiez !


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À propos François MOCQ

Électronicien d'origine, devenu informaticien, et passionné de nouvelles technologies, formateur en maintenance informatique puis en Réseau et Télécommunications. Dès son arrivée sur le marché, le potentiel offert par Raspberry Pi m’a enthousiasmé j'ai rapidement créé un blog dédié à ce nano-ordinateur (www.framboise314.fr) pour partager cette passion. .

13 réflexions au sujet de « Intel Galileo compatible Arduino, c’est pour bientôt ! »

  1. St4rg33k

    Bof bof bof, qui dit propriétaire, dit backdoor.
    Même si la Raspberry pi n’est pas à l’abri de ces portes cachées, il a l’avantage de ne pas être « partiellement » propriétaire.

    Je dis que le Raspberry pi n’est pas à l’abri des backdoor pour la simple raison que ces portes ne sont pas forcément logiciel mais surtout matériel. Un chip peut contenir une backdoor. Mais vu que c’est du open hardware, il est possible de mesurer tout ça.

    Enfin c’est ce que je pense.

    Répondre
  2. zodd

    Je trouve ça un peu cher à la vue des performances. Et à part la compatibilité avec les shield Arduino, il n’y a rien de vraiment attirant. N’étant pas un utilisateur d’Arduino, cette carte ne me tente donc pas du tout et quitte à y mettre le prix je préfère la cubie board 3 .

    Répondre
  3. 314

    « Le processeur, un Pentium à 400 Mhz est en dessous de ce que propose le Raspberry Pi avec son SOC à 700 MHz »

    L’architecture d’un proc ARM n’a rien à voir avec un X86 question performance. Suffit d’exécuter un programme tout bête (une boucle for par exemple pour calculer des cubes) sur deux machines ayant une architecture différente. D’après ce que j’ai constaté, c’est qu’un ARM9 monocœur à 1.2Ghz, est à peine plus puissant qu’un vieux X86 tournant dans les 300Mhz datant du siècle dernier. Comme quoi, architecture joue beaucoup. Je préfère un 400mhz X86 plutôt qu’un ARM double coeur à 900Mhz…

    Répondre
    1. admin Auteur de l’article

      Bonjour 314
      Merci de cette précision. On devrait trouver des tests comparatifs chiffrés qui diront dans quelles fonctions chaque processeur est le plus performant.
      A suivre….
      Cordialement
      François

      Répondre
    1. admin Auteur de l’article

      Bonjour fd1mws
      C’est vrai! Mais l’arrivée d’Intel sur le marché des nano-ordinateurs m’a semblé un évènement intéressant. Et comme c’est un blog sur le Raspberry Pi … j’ai comparé le processeur et le prix. Pour les « makers » ce pourrait être une alternative au RasPi, non?
      Bonne journée
      Cordialement
      François

      Répondre
  4. jjj

    Ben j’en dis pour que 55€ on a un système capable de tourner un Linux complet en x86 + une compatibilité complète arduino qui est top pour toute la partie électronique. Franchement c’est tentant et vaut bien un raspberry ! (si on peut éviter de payer les 20 euros de frais de port of course).

    Répondre
      1. admin Auteur de l’article

        A la demande d’Elektor, j’ai été obligé de supprimer le lien qui permettait d’accéder au poster sur leur site. Désolé.
        « Dear Sir

        You are offering the Elektor Mouser Intel Galileo Poster on your website.
        As the copyrights are with Elektor you are not allowed to offer this poster.
        Please remove the poster at once, otherwise we unfortunately have to undertake legal action.

        Kind regards »

        Répondre
  5. Dominique

    Bonjour a tous,
    Je me penche sur la plateforme Galileo pour les activités de MCHobby.
    C’est une plateforme très intéressante du point de vue Arduino et la comparaison avec notre Pi adoré n’est pas vraiment approprié.
    Voici l’état de mes découvertes issu de la collecte d’information avant traduction et montage du tutoriel Galileo.

    Le Pi est un outil génial pour supporter un OS Linux au sens PC du terme. Cela en fait un outil très puissant… encore plus lorsque l’on sait accéder au GPIO. Par contre, face à cette puissance il y a un inconvénient de taille si l’on a besoin de répondant. C’est l’OS qui à la main sur le matériel, pas le programme en cours d’exécution. Pas de problème pour une utilisation générale mais plus gênant si l’on a besoin d’une réactivité immédiate (il faut déjà une application sacrément exigeante, j’en conviens).
    Par exemple: il est impossible de hacker le bus I2C (pour le dédoubler) puisque nous ne savons pas contrôler le moment où les données seront émises sur le bus I2C (c’est du ressort de l’OS).
    Note: je sais qu’il est possible de programmer directement la carte en C sans utiliser d’OS… mais cette tâche est plutôt « monumentale ».

    A contrario, sur un Arduino (et donc Galileo) nous sommes très proches de la couche matérielle et sketch/croquis est exécuté en « mono thread ».
    L’exéction est tellement proche que l’on décide quand les données sont envoyés sur le bus I2C. Cela parait futile mais c’est important si l’on a besoin de dédoubler/détripler le bus I2C pour y placer plus de matériel que prévu (réutiliser la même adresse mais avec un composant « aiguilleur »). C’est un hack I2C déjà rencontré sur Arduino… qui devrait également fonctionner sous Galileo (puisqu’il est certifié).

    Un Galileo (Arduino) sera plus efficace pour faire du traitement de type « temps réel » puisque son comportement est prévisible (prédictif)… mais incapable de faire tourner une session X (si cela cela est seulement possible).

    C’est l’union des deux qui peut présenter un avantage redoutable… chacun étant performant dans ses propres compétences. Raspberry pour le multimedia et programmation de haut niveau, Galileo/Arduino pour la gestion d’ordre matériel en temps/réel.

    Autre exemple parlant (je pense):
    * Avec un Arduino (Mega) vous pouvez piloter l’étage matériel d’une imprimante 3D… mais en aucun cas gérer la production du GCode (instructions d’impression).
    * Avec un Raspberry, vous pourriez génerer le GCode… mais feriez fasse à de nombreux problème de précision (sur la réalisation 3D) s’il commandait directement l’étage moteur.

    Qu’est-ce qui fait de Galileo quelque-chose de vraiment neuf dans le monde Arduino?
    1) Sa SRAM: sur un Arduino UNO, ont se bat avec 2Ko pour stocker les variables… sur un Galiléo nous sommes à 512Ko de SRAM!!!!
    2) Taille du croquis est aussi incroyablement accrue (mais cela a relativement peu d’importance)
    3) Vous avez un OS Linux disponible sous la main (je dois encore approfondir ce point… mais si c’est comme Arduino Yun, cela permet de déléguer des traitements à du code de haut niveau écrit en python).
    4) Une couche matériel très attrayante… une connexion Ethernet sans perdre des broches Arduino puisque le controleur Ethernet est supportée directement depuis.
    5) Un port PCi Express (pour ajouter un support Wifi par exemple… a approfondir)… mais si cela est accessible directement depuis le code Arduino… c’est vraiment intéressant.
    6) Besoin de plus de puissance sur la partie Linux? prenez une carte MicroSD de 4Go (ou plus) et graver une « image étendue » supportant plus d’utilitaires à la sauce Linux. La nouvelle image sera chargé depuis la carte microSD… plus lent mais tellement plus de possibilité.

    Que voila une longue réponse et beaucoup d’informations…. dont une partie toujours en cours de « digestion » (et donc avec erreur d’interprétation possible)

    Cordialement
    Dominique, MCHobby.be

    Répondre
  6. Ping : Mettez le PIC 16F88 au service du Raspberry Pi avec I2C | Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française….

  7. Ping : Une graine de framboise ratée dans Elektor de juillet-août 2014 | Framboise 314, le Raspberry Pi à la sauce française….

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